Sommes-nous victimes du syndrome du singe ?

Quand les singes nous donnent une belle leçon de management qui explique comment se perpétuent des règles dont plus personne ne connaît la raison d’être. Zoom sur le syndrome du singe !

Connaissez vous le théorème de singe ? Il s’agit d’une expérience imaginaire qui montre le fonctionnement du conditionnement mental.

Dans cette expérience, on isole 20 chimpanzés dans une pièce et on accroche au plafond une banane. Une seule échelle permet d’accéder à la banane et dès qu’un singe tente de l’escalader, il est aspergé d’eau glacée.

Après que quelques singes courageux aient essayé de s’aventurer en haut de l’échelle, le groupe comprend vite qu’il ne vaut mieux pas tenter l’expérience.

On remplace ensuite l’un des singes par un nouveau. Dès qu’il essaye de monter à l’échelle, les autres singes se précipitent vers lui pour l’en empêcher. Puis, on remplace encore un autre chimpanzé. Il essaye de monter à l’échelle et se fait aussi agresser, y compris par le dernier singe qui est arrivé.

A la fin de l’expérience, tous les singes sont remplacés. Aucun singe de tente plus d’escalader l’échelle pour atteindre la banane. S’il l’un deux essaye néanmoins de grimper, il se fait agresser par les autres alors qu’aucun d’entre eux n’a jamais vu aucun singe recevoir une douche glacée.

Dans un article publié dans le journal Le monde, Cyril Bouquet  fait référence à cette anecdote pour illustrer la routine d’entreprise. Il explique que si l’on pouvait demander aux singes pourquoi ils battent ceux qui essayent de grimper ils répondraient que c’est ainsi que l’on procède ici.

Dans les entreprises, quand quelque chose fonctionne, les dirigeants ont tendance à mettre en oeuvre des formation, procédures et systèmes de compensation pour perpétrer ces pratiques. Cette expérience nous permet de mieux comprendre la chute d’un certain nombre de grandes entreprises.

Le syndrome du singe permet de comprendre plus facilement pour quelles raisons des entreprises telles que Kodak (inventeur de la première caméra digitale), Nokia (leader incontesté des premières générations de téléphones portables), France Télécom (et son fameux Minitel) et d’autres ont été si résistants au changement qu’elles auraient dû – rétrospectivement – embrasser si fortement. Cyril Bouquet.

Une leçon pour nos organisation : ne soyons pas prisonniers du passé, respectons nos racines mais continuons à la fois d’innover.