L’expression de la semaine est « job crafting »

Le job crafting consiste à adapter le contenu de sa fonction pour rendre son travail plus satisfaisant, plus utile à l’organisation et plus en adéquation avec les aspirations de l’employé et de l’employeur.

Les Job crafters peuvent modifier les contours de leur poste de bien des manières, comme le souligne cette étude de l’Université du Michigan What is Job Craftin and Why does it Matter?:

  • Les tâches: leur nature, ampleur, variété et quantité
  • Les méthodes de travail (un comptable qui créée un nouveau mode d’archivage pour rendre cette tâche moins répétitive)
  • L’organisation
  • La perception des tâches (par exemple, focaliser sur l’utilité et la contribution d’une tâche ou d’un métier)
  • Les relations interpersonnelles
  • etc

Parmi les caractéristiques mises en valeur par la théorie du job crafting, on note par exemple l’engagement, l’apprentissage cognitif de sa fonction, l’image de soi, la satisfaction au travail, la résilience, la perception de contrôle externe, la volonté de changer et la prospérité.

Au mois de décembre, Securex a publié les résultats d’une vaste enquête sur le sujet et son amplitude en Belgique. L’étude a été menée en collaboration avec l’unité d’enseignement et de recherche Politique du personnel et psychologie du travail de l’Université de Gand, dans le cadre de la Chaire Securex « Working in the 21st century: creating business results through a personalized organisation ». 1.754 salariés issus du marché du travail belge ont participé à l’étude. Que faut-il en retenir ? Près de la moitié (47 %) des travailleurs belges disent personnaliser leur job : 43 % des ouvriers, 47,9 % des employés et même 58 % des cadres. Le job crafting n’est donc pas uniquement réservé aux cadres ! Plus de 75 % des travailleurs qui s’adonnent au job crafting cherchent ainsi à ce que leur job corresponde mieux à leurs attentes. Parmi les autres raisons, les travailleurs citent également la recherche d’un meilleur équilibre entre vie privée et vie professionnelle (65,1 %), une promotion (53,7 %) ou la création d’opportunités personnelles plus importantes sur le marché du travail (50,5 %).

Ce job crafting a aussi des bienfaits pour l’entreprise. Evidemment, prendre plus de responsabilités peut engendrer du stress supplémentaire pour l’employé mais dans une vaste majorité des cas, on constate un net gain de productivité (+16 %), un plus grand engagement (+12 %) et une plus grande innovation (+21 %) !

Merci à Carine qui m’a appris cette expression.